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COMPOSITRICES

   

Tsune MATSUSHIMA(1890-1985) Une des plus importantes devancières de compositrices japonaises. Elle a écrit des oeuveres nombreuses dont compris “Ouma”, une chanson pour enfants très populaire. A Tokyo Ongaku Gakko, elle a étudié surtout la composition sous la direction de Heinrich Werckmeister. Nommée professeur de Gakushu-inn, école pour les filles des aristocrates alors qu’elle était encore étudiante. Elle contribue à rédiger les livres scolaires de musique à la demande du ministère d’éducation. Dans les années 1920 elle a donné deux concerts de ses oeuvres avec grand succès et en 1929 elle publie “Le traité de jeux de Piano”. Après avoir démissionne de Gakushu-inn, elle s’est consacrée à la composition de la musique bouddhiste.

   

Kikuko KANAI (1906-1986) Née a Okinawa, elle étudie la composition à Tokyo Ongaku Gakko, encouragée par son mari. En 1944-47, avec ses oeuves symphoniques elle a organisé plusieurs concerts consécutifs sous sa propre direction. En 1954 elle a participé à la 7e conférence internationale de la musique ethnique donnée à San-Paulo de Brezil comme déléguée japonaise. La même année, elle a rédigé un livre théorique sur chants d’Okinawa auquel Mainichi Shinbun a décerné le prix de la meilleure publication culturelle. Parmi ses oeuvres, on compte aussi des opéras et pièces théâtrales à la manière de Kabuki. Sa musique basée entièrement sur la gamme de Ryukyu utilisant la mélodie folklorique suscite aujourd’hui un vif intérêt même en Europe

 

 

Takako YOSHIDA (1910-1956) Compositrice persévérant dans son opposition contre la guerre et luttant pour la libération des femmes. Elle étudie avec Meiro Sugawara, et se montre intéressée par Moussorgsky et ainsi que par la musique moderne française. En 1932, elle adhère à l’alliance prolétarienne de musique (PM) et à la suite de sa dissolution, elle forme elle-même un groupe de compositeurs pour soutenir la musique d’avant garde en introduisant la musique ethnique. Elle écrit une cirtique toute libérée de contrainte de cette epoque, et souvent sous un pseudonyme, une critique clairvoyante et pleine d’esprit novateur. Elle est morte de maladie produite par un long séjour en prison et causée par son intense activité contre la guerre.

外山道子

Michiko TOYAMA(n.1913) Première japonaise à être couronnée au concours international de composition. Née a Osaka, Toyama est allée toute seule à l’âge de 17 ans en France. Entrée a l’Ecole normale de musique de Paris, elle étudie le solfège avec Nadia Boulanger. Plus tard en 1954 au Conservatoire, elle est licenciée sous la direction de Milhaud et Messiaen. En 1937, recommendée par Ibert, elle a participé à la 15e fête musicale organisée par l’Association internationale de musique moderne. Elle a été élue lauréate pour sa composition “Voix de Yamato” pour soprano accompagnée d’un petit ensemble. Pionnière également dans le domaine de la musique électronique qu’elle a étudiée pendant 6 ans aux Etas-Unis.

 

 

Kyoko WATARI (1916-1974) Compositrice à l’esprit raffiné en même temps que chercheuse de la musique tchècque, traductrice, théoricienne. Sortie de Tokyo Ongaku Gakko, elle étudie le violon sous la direction de Ko Ando, la composition avec Kiyoshi Nobutoki et Klaus Pringsheim. En 1961, pour la traduction de la vie et les mèmoires de Dvorak écrit par Otaka Sourek, elle est, à ce titre, la première japonaise à être invitée au “Printemps de Prague”. Ses ouvrages “Smetana & Dvorak” (1966) et “L’histoire moderne des femmes japonaises- le cas de la musique” (1971) n’ont rien perdu de leurs mérite. Sa composition, excepté un Trio pour piano, violon, et violoncelle (1950), est concentrée sur les chants.

   

Germaine TAILLEFERRE (1892-1983)Enfant précoce, admise au Conservatoire National de Musique à l’âge de 12 ans, elle remporte plusieurs premiers prix en 1910. Ensuite elle a formé le groupe des “Six” en 1920 avec ses camarades Milhaud et Honneger etc. Durant ses 91 années elle a légué de nombreuses oeuvres très variées allant de l’opéra, du ballet et de la musique de cinéma à la musique de chambre. Le charme de sa musique réside dans le fraîcheur et dans la clarté de la forme classique. Avec la publication de la traduction de ses “Mémoires à l’emporte-pièce”, accompagnée de nouveaux enregistrements étrangers, sa musique a suscité récemment un vif intérêt parmi les mélomanes japonais.